Micro-mobilité : quoi, où, comment ?

Micro-mobilité : quoi, où, comment ?

Publiée le 29 novembre 2018

Vous en avez très certainement déjà croisé : des trottinettes électriques, des hoverboards, des « segways », des skateboards électriques… Tous ces engins font partie de ce qu’on appelle la micro-mobilité. Un terme qui regroupe tous les engins de déplacement personnels, électriques, compacts et portatifs. Mais quels sont ces nouveaux moyens de déplacement ?

  • Gyroroue (Monoroue, solowheel)
  • Trottinette classique
  • Trottinette électrique
  • Mini scooter électrique
  • Skateboard électrique (OneWheel)
  • Gyropode (Segway)
  • Hoverboard
 

Avant de craquer pour l’un de ces engins, faites bien attention de prendre en compte que presque tous nécessitent un apprentissage, parfois long, avant de pouvoir vous en servir correctement sur la chaussée. Mais que cela ne vous décourage pas car, après tout, vous n’avez pas appris à rouler à vélo en un jour…

La micro-mobilité, quels sont les avantages ?

  • Le premier atout est bien évidemment l’encombrement : souvent légers et/ou pliables, ces engins s’emportent partout et sont généralement faciles à stocker. La plupart sont par ailleurs très compacts, vous pourrez facilement les embarquer sous le bras pour prendre l’ascenseur et les transports en commun, ou les glisser dans le coffre d’une voiture ;
  • Ce sont de formidables outils pour vous essayer à la multimodalité : grâce à eux, vous parcourrez plus facilement les premiers ou les derniers kilomètres de votre trajet, avant ou après un trajet en train, en bus, en covoiturage.
  • Leur vitesse et leur autonomie impressionnent, car certains peuvent vous faire parcourir entre 20 et 40 km à une vitesse de 18 km/h ;
  • Enfin, il est très facile de les recharger à la maison ou au bureau : il suffit de les brancher à une prise de courant pendant 2 à 5 heures pour que la batterie soit de nouveau à sa pleine capacité ;
  • Enfin, le prix, qui est bien souvent très accessible (certains débutent dans les 300€), surtout comparé à l’achat d’un bon vélo à assistance électrique (comptez 1750€ en moyenne) ou d’un vélo pliable de qualité.

A vous maintenant de comparer le prix, le poids, la facilité d’utilisation, l’encombrement, la vitesse que vous pouvez atteindre, l’autonomie de la batterie et la qualité de fabrication avant de faire votre choix.

Intéressant, mais quels sont les inconvénients ?

  • Pas toujours pratiques : il devient difficile de véhiculer des enfants en bas-âge ou de faire des grosses courses, puisque vous ne pouvez emporter qu’un sac à dos ;
  • Il est souvent nécessaire de s’entrainer intensément avant de pouvoir maîtriser complètement ces objets technologiques et de rouler en toute sécurité sur la chaussée (deux ou trois jours seul hors de la circulation semble le minimum) ;
  • On peut également citer une difficulté de cohabitation entre les différents modes : attention lorsque vous circulez aux autres usagers de la route ou des trottoirs ;
  • La méconnaissance de la législation qui entoure ces objets de micro mobilité : les assurances existantes, les règles du code de la route, le comportement des autres usagers, etc. Il y a ici un réel travail d’éducation à entreprendre ;
  • La technologie, encore peut connue : combien de cycles de rechargement par objet de mobilité ? Comment recycler ces engins une fois obsolètes ? Est-ce véritablement un outil adapté à une nouvelle mobilité ou un simple gadget ? Etc.
  • Les infrastructures, qui ne sont pas encore complètement adaptées. En ville, il est probable que vous rencontriez des obstacles (trous, bordures, etc.) qu’il faudra éviter avec prudence. D’où l’importance de contrôler parfaitement votre nouvel engin de mobilité.

Propriétaire d’un engin de déplacement motorisé, quelles sont vos obligations ?

  • Obligations vis-à-vis du code de la route :
    • Si vous roulez au pas (en dessous de 5-6 km/h), vous devez vous comporter comme un piéton : utiliser les trottoirs, les passages pour piétons, etc. Attention à bien adapter votre vitesse dans les piétonniers et en présence d’enfants ou de personnes à mobilité réduite.
    • Si vous roulez plus vite que le pas (au-dessus de 5-6 km/h), vous devez vous comporter comme un cycliste : emprunter les pistes cyclables quand elles sont praticables, rouler à droite sur la chaussée, respecter le code de la route pour les cyclistes, etc.
    • Et le RAVeL ? Vous pouvez bien évidemment circuler sur le RAVeL, pour autant que votre vitesse maximale n’excède pas 18 km/h et que la largeur de votre engin ne dépasse pas 1 mètre (plus d’infos sur le site du RAVeL).
    • Ces engins de déplacement motorisés ne sont pas assimilés à des véhicules automoteurs pour le Code de la route, ni pour la législation relative au permis de conduire ou pour la législation de l’immatriculation : ils ne doivent donc pas être immatriculés et leurs utilisateurs ne doivent pas être munis d’un permis de conduire. Attention cependant : si votre engin peut dépasser les 18 km/h, il ne rentre plus dans la même catégorie de véhicule, et d’autres obligations s’appliquent à son utilisation (port du casque obligatoire, immatriculation, assurance supplémentaire, etc.).
  • Obligations vis-à-vis de l’équipement : à vous de disposer de vêtements réfléchissants et d’un éclairage qui vous permettent de voir et surtout d’être vus ! Pensez également à l’utilité de porter un casque et du matériel de protection en cas de chute, même si ceux-ci ne sont pas obligatoire en Belgique (mais vivement conseillés).
  • Obligations vis-à-vis des assurances : en tant qu’utilisateur sur la voirie d’un engin de déplacement motorisé qui circule sur la voie publique, vous êtes tenus de posséder une assurance responsabilité civile familiale pour être autorisé à circuler. Par mesure de précaution, vérifiez quelles sont les conditions de couverture de celle-ci auprès de votre assureur ;

Attention : les assurances sont un point sensible de la circulation. En cas de doutes, n’hésitez pas à contacter votre assureur.